11 avr. 2013

Une belle nouvelle

Voici mon histoire pour le concours littéraire de la commission scolaire!
Je suis finaliste du concours!!! Je suis bien contente!
Je ne sais pas si je vais gagner lors de la soirée le 24 avril prochain, mais, je suis déjà très heureuse d'y aller, et ce, bien accompagnée!!!

Bonne lecture! =)






Un enfant

 

            Nous sommes tranquillement assises à la table de cuisine en sirotant notre tasse de café ma voisine et moi. Nos enfants, s'amusent dans la chambre de mes gars. Tout est calme en ce bel après-midi.

 

            Tous à coup, un cri se fait entendre. C'est Nathan, mon aîné. Il hurle comme un veau qui a perdu sa mère. Il répète sans cesse à la fille de ma voisine: « Camille, t'es vraiment méchante. Ce n’est pas gentil ce que tu viens de faire! Je vais le dire!»

 

 À ces mots, je me dis qu'elle vient de briser son bonhomme préféré. Cependant, le doute commence à m'envahir, car ses rugissements prennent de plus en plus d'ampleur. Sa voix est si remplie de frayeur que j'en ai la chair de poule. Paniquée,  je regarde alors ma voisine. Je vois dans ses yeux la culpabilité, sa fille étant de nature quelque peu diabolique. Nous ne savons toujours pas ce qu’elle a fait à Nathan.

 

            En quelques secondes, mon imagination commence à faire son œuvre. Et si Camille avait blessée Nathan? Ou Tristan, mon plus jeune? D’ailleurs, je ne l'entends point. Si ça se trouve, elle l’a assommée et il ne peut plus réagir. Voilà pourquoi Nathan s’époumone à en perdre la voix.

 

            Rapidement, la peur se propage dans mon corps. Je suffoque. Je suis sur le point de me lever quand Nathan arrive dans la cuisine. Mon cœur cesse de battre à la vue de son visage humide de larmes, rouge de colère.

 

            Ma voisine et moi restons clouées à notre chaise en fixant mon fils qui peine à nous dire ce qu’il se passe dans la chambre. À ce moment précis, je me dis que le pire s’est produit. Il est impossible que Nathan soit dans un tel état pour un jouet brisé ou une petite bousculade d’enfant. Tout commence à s’effondrer autour de moi. Et mon garçon, qui n’arrive pas à exprimer sa terreur n’aide en rien à mon sentiment d’impuissance.

 

            Il retourne alors dans la chambre. Je suis prête à exploser de colère, à tout briser sur mon chemin, à sortir Camille de la chambre et à sauver mon petit gars, quand tout à coup, j'arrête net mon élan.

 

            Nathan sort de la chambre en tenant la cause de cette hystérie dans ses mains.  Toute cette amalgame d'émotions pour si peu. Camille avait cachée un rouleau de papier de toilette sous le lit de Nathan et il en était fou de rage! Je suis sans mots. Je cours vite me cacher derrière le frigo et éclate de rire!

 

            C'est ça l'univers d'un enfant!

 

 

                                                                                                                     Pascale Lecours

13 janv. 2013

Voici mon dernier texte écrit pour un concours! Dîtes-moi ce que vous en pensez! =)


                                            Pourquoi pas.


        20 décembre 2012. Selon les rumeurs, moins de 24 heures pour vivre! Je regarde par ma fenêtre et j’ai peur. Pourquoi la vie s’arrêterait-elle ainsi? J’essaie de me convaincre que tout n’est pas fini, que c’est de la foutaise, mais en même temps, j’ai un sentiment tellement fort que je ne peux le tasser! Ce sentiment me ronge de l’intérieur. Il me fait peur. Si c’est pour être ma dernière journée sur Terre, j’ai envie de faire des folies! À quoi bon me retenir, s’il n’y a plus de lendemain?? Je pourrais peut-être aller faire du parachute ou du bungee. Mais j’ai le vertige. Je ne veux pas mourir d’une crise cardiaque avant la fin. Il est 7h30 du matin, il me reste moins de 24 heures, je dois trouver quelque chose d’inimaginable à faire pour cette dernière journée.

       J’ouvre mon ordinateur. Je regarde distraitement mes courriels. Je me connecte sur facebook. Rien d’intéressant, tout le monde panique! Je ne veux pas savoir ce que les autres pense de cette fin du monde, je veux trouver ce que je vais faire. Je décide d’aller prendre ma douche et m’habille ensuite, vaut mieux être prête à toutes éventualités. Et pour être prête, il faut avoir le ventre plein aussi, alors, petit déjeuner! Je suis seule à la maison, mes parents sont déjà partis au travail et ma sœur n’habite plus ici. Le silence dans ma maison est quelque peu inquiétant. Je range la cuisine et retourne à mon ordinateur. Toujours la panique, personne ne propose quelque chose à faire... Je décide de sortir dehors.

       Il est rendu 9 heures. La rue est déserte. Ça me déstabilise un peu. Je n’ai pas l’habitue que ma rue soit si paisible à cette heure. Je marche, je ne sais pas où aller, mais je marche. J'arrête au guichet automatique au bout de ma rue, vide mon compte. Les économies me serviront à rien une fois morte. Je continue ma route. Arrive en ville, J'entre dans une boutique. Regarde les vêtements, pas mon style du tout. Je choisis une jupe, un gilet, des bottes, va les enfiler et les paie ensuite. Étrange, mais j'aime bien ce look. Je vais ensuite chez le coiffeur. Nouveaux vêtement, donc nouvelle coupe. Fini les cheveux toujours bien peignés en nattes ou lousses sur mes épaules. Un choix plutôt spéciale s'impose. J'opte pour le genre japonais. C'est très joli. Maintenant que les changements sont fait, je vais où?

       13 heure 40, je prend le bus. Il est presque vide. Je remarque un couple au fond. Ils me sourient. Je suis gênée, je m'assoie au centre. Ils me rejoignent, elle me demande mon nom, « Rose » que je répond. Il me demande où je vais, « je sais pas » que je lui dis. Ils se regardent, sourire entendu, me proposent de les suivre, ils vont à une grande fête pour oublier que c'est la fin du monde. J'acquiesce, voilà enfin une idée! On débarque du bus 3 arrêts plus loin. Je les suis. Ils me conduisent dans un endroit très isolé. Ça me donne des frissons dans le dos, mais je continue de les suivre. On entre dans un bâtiment en ruine. Il y règne une de ses puanteurs nauséabondes... J'entend des gens qui discutent, ainsi que de la musique de fond. Étrange pour une fête! Mais bon, qu'est-ce que j'y connais moi en matière de fête de fin du monde! Je ne suis qu'une bonne petite fille à papa et maman.

       On me propose un verre, il est 15 heures. J'ai faim, mais accepte le verre. De plus en plus de gens arrive et le volume de la musique augmente. Je regarde tout au tour de moi et me rend compte que je ne connais personne. Je me sens subitement seule. Prend un deuxième verre, puis un troisième et un quatrième. Commence à me sentir un peu étourdie par l'alcool. Le couple que j'ai rencontré plus tôt me rejoignent. Ils me demandent si je m'amuse, moi de répondre « oui, merci » . Ils semblent me trouver drôle. Le garçon m'offre de danser, malaise, mais sa copine me dit que c'est sans problèmes, alors je le suis et nous dansons. Ils me présente un autre jeune homme qui danse lui aussi. Le nouveau gars m'offre un verre, je répond par l'affirmative. Je pars donc avec lui vers le bar. nous buvons et discutons un bon moment. Et surprise, il m'embrasse! Je n'ai plus de barrière tant l'alcool a prit la place de ma gêne. Je l'embrasse donc en retour. Voilà une autre chose que je n'avais jamais faite! Je me surprend et ça me plaît!

        J'ai perdue toute notion du temps. Je me sens toute fébrile! Je n'ai jamais eu autant de plaisir! Toutes mes peurs se sont volatilisées! Comme c'est agréable! Mon nouveau copain me demande de le suivre à l'étage supérieur. J'hésite un moment, mais pas longtemps. On monte, on s'embrasse, on entre dans une toute petite pièce. Une nouvelle sensation m'envahie. La fébrilité fait place au questionnement. Mais qu'est-ce que je fais, ce n'est pas moi de faire de telles choses..

       Au même moment que j'ai cette réflexion, retentit un gros « bang ». On sursaute. Le bruit est si fort, et les cris encore plus. On ose plus bouger. Le bâtiment tremble. Il y a de drôles de lueurs. Soudain, je comprend, je me blottis contre lui. La fin du monde arrive. Je le remercie pour cette dernière nuit. Je ferme les yeux. Un autre bruit, sourd, se fait entendre.





      7 heures 32, mon cadran sonne. Nous somme le 20 décembre 2012.